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Sont particulièrement problématiques les entretiens sélectifs avec des analystes
ou les médias, par exemple dans le contexte de la communication d'informations périodiques ou de
transactions exceptionnelles, si ces informations ne sont pas simultanément mises à la disposition du
public.
Les entretiens particuliers et les manifestations réservées à un public restreint
peuvent très rapidement poser problème, même si le caractère sensible de leur contenu n'est que latent
(par ex. prévisions légèrement corrigées ne concernant qu'une partie d'un groupe). Il n'est pas à exclure
que les déclarations soient interprétées tout autrement que prévu. Les conférences de presse
tenues pendant les heures de négoce ne doivent donc pas divulguer de faits nouveaux surprenants. En cas
de doute, il convient de publier les principales données de référence en dehors des heures
de négoce et avant la conférence. Les informations peuvent être traitées en fonction des groupes-cibles,
tant que l'égalité des chances face aux informations susceptibles d'influencer les cours n'est pas
compromise.
Il s'agit de ne pas envoyer de communiqués susceptibles d'influencer les cours avant la date de
publication prévue, pas même aux cercles de proches. L'expérience a montré que les
délais de blocage (également appelés «embargos») ne sont
pas appropriés en matière d'information financière. On peut éviter les
fuites d'informations en ne différant pas les publications, ou le moins longtemps possible.
En cas de fuite, l'émetteur doit immédiatement remplir son devoir de publicité événementielle. Les
informations doivent être communiquées sans délai, même si leur publication était prévue
à une date ultérieure. Si la publication doit survenir pendant les heures de négoce, il est impératif
de contacter immédiatement SIX Exchange Regulation par téléphone.
Les invitations impromptues à des conférences de presse ou à des réunions d'analystes
amplifient les rumeurs et les spéculations, notamment lorsque leur objet est tenu secret ou demeure flou.
Les prévisions sur des évolutions possibles ou prévues sont souvent considérées comme
susceptibles d'exercer une influence notable sur les cours.
Les stratégies de gestion de l'information les plus récentes, également connues et
appliquées par les entreprises, sont une nécessité. En effet, outre les dispositions en matière de
publicité imposées par le droit boursier, elles respectent également les intérêts des investisseurs,
du marketing et de la communication d'entreprise et sont adaptées à la situation de chaque société.
Ces stratégies recouvrent notamment la pratique de la discrétion, la
gestion de crise pour les situations délicates, une
gestion des relations publiques claire, identifiée tant en interne qu'en externe et
cohérente (interlocuteurs, attitude face aux rumeurs, quiet periods, calendrier d'entreprise, etc.)
ainsi que l'engagement de publier rapidement les bonnes comme les mauvaises nouvelles.
Les annonces événementielles doivent être au moins envoyées aux destinataires suivants:
- SIX Exchange Regulation (90 minutes à l'avance si la publication est faite pendant les heures de négoce);
- au minimum deux systèmes d'information électroniques diffusés auprès des opérateurs
professionnels (par ex. Bloomberg, Reuters, Telekurs);
- au minimum deux journaux suisses de diffusion nationale;
- toutes les personnes intéressées sur demande (système «push» et système
«pull», cf. ci-après).
Sur son site Internet, l'émetteur offre à toute personne intéressée la possibilité de s'inscrire sur
une liste de diffusion pour recevoir gratuitement et en temps réel des informations sur les faits
susceptibles d'influencer les cours (système «push»). Parallèlement à sa diffusion,
l'annonce événementielle doit également être publiée sur le site Internet de l'émetteur et y rester
disponible pendant deux ans (système «pull»).
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